Carboniser la com’: Chapitre 3 : La suite logique de l’illogique
J’ai récidivé quelques soirs, multipliant les visites aux archives en soirée puis en plein jour. J’étais souvent là et toi aussi, et pourtant, rare étaient les fois où je te voyais sortir de la conciergerie; tu voulais me faire sentir que toi seul déciderait de quand et que mes visites répétées n’étaient pas garantes d’une quelconque attention à mon égard. Pendant ce temps, mes collègues louangeaient ma dévotion pour la boîte alors que l’effrayant concierge en charge de la sécurité (ce qui est pratique) s’informait quotidiennement du patron des allées et venues des employés en dehors des heures de bureau.
Il m’envoyait des instructions détaillées sur mon portable ou mon téléphone. Où, quand, comment. Souvent je devais me rendre à la conciergerie installer des accessoires précis – corde, ruban adhésif, pince à papier, chaîne, cadenas, torchon, serviette – selon un ordre minutieusement précis. Une fois la tâche complétée, je devais retourner bosser; rien ne garantissait une quelconque activité avec toi. Je restais patiente, disponible, à l’affût de la moindre demande, espérant mériter ta présence. (à suivre…)

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