Les cordes qui se détendent

  • Tendre une corde sur une peau. 
  • Ne penser qu’à la tension et à la disposition.

Cette corde, douce ou rêche, impose sa place et légèrement creuse la chaire.

  • Habiller ce corps de fibres textiles en format géant. 
  • Tisser sur elle son propre reflet, sa propre féminité.
  • Un moulage parfait, ondulé, texturé; une seconde peau.

Un instant « total présent » où il n’y a simplement aucune place pour le passé ou le futur.

  • Deux corps; un qui tisse et l’autre qui s’agrippe.

Il s’abandonne au corps qui se livre sans pudeur; l’écoute, le scrute, le révèle, l’avantage, le frôle, le caresse, le tiraille et le contraint.

 

J’aimerais qu’on m’enlace de cordage, avec fermeté et assurance.

J’aimerais qu’on me délie doucement, en silence, pour sentir la caresse et les frissons des cordes qui se détendent.

~ par Ligoter L'envie le mars 6, 2008.

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